25 Sep 2018

Plus de 300 groupes communautaires exigent de véritables mesures de lutte à la pauvreté et à l’itinérance

0 Comment

« MONTRÉAL, le 24 sept. 2018 /CNW Telbec/ – Alors que l’itinérance et la pauvreté se complexifient et prennent de l’ampleur, partout au Québec, l’ensemble des groupes membres de quatre organisations nationales impliquées dans la lutte à la pauvreté et à l’itinérance déplorent une quasi-absence de ces enjeux dans l’actuelle campagne électorale. Après des années d’austérité et des surplus budgétaires historiques, le prochain gouvernement du Québec devra en faire beaucoup plus!

La Politique de lutte à l’itinérance indique que « si l’itinérance n’est pas seulement un problème de pauvreté, elle est toujours un problème de pauvreté ». Selon le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ) et le Collectif pour un Québec sans pauvreté, il importe de soutenir des interventions spécifiques, mais aussi de s’attaquer directement aux sources du problème. Ils rappellent que la Politique, adoptée en 2014, stipule clairement que l’itinérance est un déni de droits intolérable pour la société québécoise et qu’elle interpelle une dizaine de ministères pour qu’ils assument leurs responsabilités afin de prévenir et réduire le phénomène. Ainsi, elle prévoit des actions en matière de revenu, de logement, de santé et de services sociaux, d’éducation et d’insertion ainsi que de cohabitation et de judiciarisation. « L’ensemble des formations politiques doivent confirmer leur adhésion à cette vision collective et nous faire part de mesures audacieuses qui correspondent aux objectifs de la Politique », indique Mathieu Frappier, coordonnateur du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec.

[haut]